
تهت Ùˆ تاهت مخيلتي ÙÙŠ متاهات الأرق – جلست Ùˆ نظرت إلى الأÙÙ‚ Ùˆ ذاك الشÙÙ‚
ÙÙŠ ØÙ…رته سال دمع Ùˆ دم من قلب يتيم – وانغمست ÙÙŠ تÙكير معلول معتوه سقيم
جابت نظراتي زرقة ذاك Ø§Ù„Ø¨ØØ± الممدود – Ùˆ Ø³Ø¨ØØª Ø£Ùكاري أعماق ماض كنود
شربت كأس الØÙ†Ø¸Ù„ Ùˆ بقي طعمه مريرا – ثم صرخت ÙˆØ§Ù†ØªÙØ¶Øª أتقلى سعيرا
*****
Ø§Ø®ØªÙØª شمس الأصيل Ùˆ قبعت ÙÙŠ ظلام – بهت نظري Ùˆ عجز ÙØ§Ù‡ÙŠ Ø¹Ù† كلام
أشعلت ذاك السبيس وهمت مع الدخان – Ø§ØØªØ±Ù‚ت Ùˆ ØªØØ±Ù‚ت على ظلم الزمان
ثم تذكرت وصلا Ùˆ صدى Ùˆ كلمات – عاودتني ابتسامة قطعت سيل العبرات
عم صمت تخلله ØØ³ هدير يروق – ÙØ§Ø³ØªÙ„قيت Ùˆ نمت بقلب Ù…ØØ±ÙˆÙ‚
وما كنت لأصØÙˆ إلا مع الشروق
…
7 réflexions au sujet de « صرخة التائه Ø§Ù„Ù…ØØªØ§Ø± »
ta7ki bjaddek walla tafadlek!?
C’est un très beau texte! Ca fait un bon moment que je n’ai pas lu un texte en arabe doté d’une aussi grande sensibilité! Bravo! Continue!
bravo amine ta sensibilte a fleur de peau me touche ne parlons pas de ton bilinguisme!!!c des wijdaniates de haut niveau!!!!!
bonne journee
On a découvert dans la péninsule de santa Elena un cimetière paléoindien, ce lui des « Amants de Sumpa »: deux squelettes unis dans une posture amoureuse sur lesquels avaient été placées des pierres, apparemment après leur mort. le poète équatorien Jorge enrique Adoum a écrit un recueil inspiré de cette histoire de deux squellettes unis dans la mort, par l’amour. le recueil s’appelle « l’amour désenfoui » ( l’amor desenterrado).
« Ossement de nouveau-né ou le nouveau-mort il y a longtemps:
avec cela je peux imaginer le peu qu’il faut
pour former deux corps et rendre leur sens invisible,
le peu qu’il faut pour que soient réunies deux morts.
J’ai souffert des semaines de dix jours et des années de quatorze mois
mais ces siècles furent courts:
il nous reste encore quelques pétales des côtes et pour joncs ceux des jambes- ce qui nous reste de l’orage corporel lorsque le vent rassemble ce que le vent a dispersé-,
nous voyant reprocher la faute d’être toujours vivants
par ces amoureux-là tombés ensemble dans la bagarre contre le désir,
comme si la peu frottée contre la peau les avait mis à nu,
fragment d’une lune montante et d’une lune décroissante
unis dans la secrète complicité de leur mouvement,
radiographie de ce que nous fûmes et de ce que nous serions.
cette pérennité du corps, pérennité de l’acte,
était-ce déjà l’amour qu’avec le temps nous désapprîmes, qui aujourd’hui n’est plus ou qui n’est pas encore?
Qu’est ce qui passa entre l’amour et nous, quel fleuve amer ou quel feu froid?
Alors était-on homme et femme pour être complet
quand le couple n’était pas encore une partie de chasse?
choisissait-on (« je veux mourir avec toi »)la personne
avec laquelle on allait vivre toute sa mort,
naufragés intrus sous terre pour voir d’en bas
comment se porte le pauvre petit amour fugace dans le pays d’en haut,
et rester ainsi engondés,
à entendre pour toujours l’ultime clignement,
à voir pour toujours l’ultime battement,
condamnés à mourir d’amour lent
sans les tristes après du désaccouplement? »
j’espère que tu trouveras dans ce poème une explication à ton spleen et à la mala-vida. Pleurer c’est tout ce qui nous reste. la solitude impitoyable et assassine s’empare de nos vies et nous condamne. alors qu’il suffit d’aller, d’avoir le courage d’aller sur l’autre rive du fleuve amer. qui sait?
entre al wijdniates de amine et le wissal d’outre tombe de rym !!un vrai moment de remise en question !!!