Eh oui, bien avant tout le monde et bien avant sa sortie officielle sur les backs des agitateurs du monde entier.
Je vous fais découvrir le nouvel album de la star incontestable de la soul et R&B.
Just Me, le nouvel album de Keith Sweat sortira demain 12 Mai 2008 aux états unis.
Merci à ceux qui pensent a moi et m’envoient les bandes démo prévues pour les radios.
Voici le listing des chansons :
1. Somebody featuring Chris “F.L.L.” Conner
2. The Floor
3. Girl Of My Dreams
4. Sexiest Girl
5. Butterscotch featuring Athena Cage
6. Me And My Girl
7. Suga Suga Suga featuring Paisley Bettis
8. Never Had A Lover
9. Love You Better featuring Keyshia Cole
10. Just Wanna Sex You
11. What’s A Man To Do
12. Teach Me
Après une première écoute qui a quand même duré tout un weekend, je ne peux que dire que les maitres restent des maitres. Avec ses 21 ans de carrière et ses 12 albums sur les étalages et ses 9 platinums, Keith sweat demeure incontestablement le meilleur chanteur R&B de tous les temps.
Le choix est dur à faire et je ne peux quand même pas mettre tout l’album à télécharger.
Vivement ma copie originale de l’album
Vous pouvez Visiter le site Officiel de Keith Sweat : The Sweat hotel
Il doit être 2h15, je traverse ces ruelles tant connues par ma mémoire, je sens encore ces odeurs, je contemple encore ces murs, la pluie tombe sur ces pavés noirs, un écho assourdissant m’envahis, je marche sans trop hâter le pas, je connais si bien ce paysage, ces stores, ce clochard, l’odeur de ces égouts qui se dégage, cet arbre centenaire qui préside cette place, mémoires, souvenirs, ce réverbère encore là, rien n’a changé, c’est tellement vide, c’est tellement beau, c’est tellement à moi, c’est mon enfance, c’est mon vécu, c’est mon quartier.
Beaucoup d’appréhensions s’accaparent de moi quand je rentre dans cette rue, plus personne, pourtant je suis passé par là il y a quelques heures, il y avait tant de monde, tant de bruit, tant de vécu, je regarde, j’observe, je ressent, je touche, je marche, je m’arrête, je me retourne, je me voyais encore là, je connais cet endroit, j’y ai vécu, mais ca a tellement changé, sans trop changer, tel une sève qui coule dans un tronc d’arbre je me faufile dans cette rue, je frissonne, je ris , je me tais, je m’arrête ,je reconnais ce store marron de la quincaillerie, je connais cette mosquée, elle n’a pas trop changé, le même minotier, la même épicerie, j’avance, je recule, je regarde a travers cette impasse, on jouait là, on courait la, on touchait ce même mur en signe de victoire, tant de scènes me reviennent en mémoire, j’y étais, je connais si bien cette rue, les voix me reviennent, les noms me reviennent, les visages me reviennent, je suis là, mais …
Plus j’avance, plus mon cœur me serre, ici c’est le mécano, par la c’est le resto, à droite c’est les bus, à gauche c’est du noir, rien que du noir, on avait peur d’y aller, c’est tellement noir, j’ai toujours les mêmes craintes, m’as-t-on menti ? C’est toujours aussi lugubre, je hâte le pas, j’évite de trop regarder, des poubelles, des chats qui partent dans tous les sens, je m’arrête devant cette porte, une porte bleue, une larme qui coule, elle est toujours bleue, comme je l’ai toujours connue, derrière il n’y a rien, je sais très bien qu’il n’y a rien, je lis sur cette même plaque oxydée, 43, c’est le numéro, j’étais né derrière cette porte, je suis perdu, je me retrouve, je ne sais plus…
J’ai envie de tourner cette même clef dans cette même serrure, j’ai envie d’entrer, prendre ce long couloir, remonter ces mêmes marches ; retrouver ces mêmes personnes, cette même odeur, ces mêmes voix, ce même salon rouge, ce même téléphone noir, ces mêmes escaliers en bois qui mènent au toit, cette même chambre sombre, cette même photo, cette même cuisine, cette même pièce aux bancs bleus, cette même porte qui mène à la terrasse, cette même odeur de pain frais et chaud, ce même Rzouga aux moustaches et tant d’autres choses…
Ils sont partis, sous d’autres cieux, ils ont déménagé pour habiter dans cette maison qui porte ce nom, Dar Mansour, Oui il s’appelait Mansour et elle s’appelait Zohra, ils m’appelaient le Bey, j’étais le prince de cette maison au parterre marron, vert et jaune, j’aimerai tant repasser mes mains sur ces faïences blanches au motif noir qui ornaient ce couloir, ce chauffage au fuel, il était de couleur marron, je m’en rappelle, je ne devais pas m’en approcher, et puis ces mêmes cordes sous la fenêtre…
Je relève ma tête, je relis, 43, ce chiffre est unique, magique, le temps n’a pas pu l’effacer, il pleut, je suis toujours là, je regarde cette porte bleue, cette même poignée, elle était de couleur grise, grise comme le plomb, maintenant elle est bleue, dommage, c’est ce qui a changé.
Je n’ai pas envie d’avancer, j’ai envie de rester là, qui sait, si je sonne, on m’ouvrira cette porte, non, elle est fermée, à tout jamais.
J’avance, je n’ai plus envie de rester là, ca me fait tellement mal, je relève ma tête encore une fois et je lis, rue des salines, ca sonne tellement bien, rue des salines, c’est toute une histoire.
J’étais né là, derrière cette porte bleue, je la connais tellement bien malgré que je n’y ai pas vécu très longtemps.
Je viens de me rendre compte a quel point j’étais loin du compte, après une longue période d’inactivité, un genre de repos, une pause que tout un chacun recherche pour se retrouver et passer à autre chose, reculer pour mieux sauter diraient d’autres.
La vie n’a vraiment pas été tendre avec moi, les apparences sont vraiment trompeuses, j’ai beau avoir tout ce que d’autres rêveraient d’avoir, mais le plus important je le recherche toujours, il vient, il part, il s’éclipse, un perpétuel jeu de cache-cache je dirai.
Cela fait plus de 3 semaines que j’ai commencé mon nouveau boulot, les choses avancent a grands pas, je suis parvenu a me garantir une satisfaction personnelle avant même de penser a celle des autres, ca n’a pas été facile par moments, on se retrouve face à des demandes des fois irrationnelles, des requêtes irréalisables, du moins a court terme mais tout finit par s’arranger d’une manière ou d’une autre.
On se retrouve des fois dans les habits d’une baguette magique avec laquelle on voudrait tout changer d’un coup, ca fait plaisir par moment mais des fois ca nous mets sous un dôme de pression qui nous étouffe.
Ce qui fait le plus plaisir c’est que j’avais énormément d’appréhensions par rapport a cette reprise de l’activité mais je me retrouve entrain de fournir une masse considérable de travail que ce soit sur le plan effectif mais aussi sur le plan temporel et ce sans trop me plaindre, le rythme devient de plus en plus soutenu et les demandes ne font que se multiplier.
Ce changement sur le plan professionnel engendre une envie de changement sur plusieurs autres plans, je me trouve entrain de changer la disposition des meubles de la maison, entrain de changer mes habitudes vestimentaires et alimentaires, j’engage des travaux de réaménagement de l’appartement, un autre décor, d’autres couleurs et j’en passe.
Mes priorités se précisent petit à petit, et j’essaye de procéder avec beaucoup plus de prudence et de réflexion.
Epanouissement et bonne humeur sont à l’ordre du jour, Pourvu que ca dure.
Une seule chose reste en suspens et la solution ne semble pas semanifester de si tôt, je ne dois pas du tout faire mon gourmand, je laisse le temps au temps mais je reste tout de même confiant.
Alors un dernier mot avant de reprendre le boulot, Get here if you can.
Premier jour de boulot, prise de contact avec mes subordonnés, planning très compliqué à préparer, premiers contacts avec les clients, avec certains fournisseurs, beaucoup de bonnes nouvelles, deux belles promesses et surtout une ambiance assez sympathique.
Demain à la première heure j’aurai une réunion avec toute l’équipe en vue de la répartition des nouvelles taches, l’organisation d’un plan de travail sur lequel j’ai bossé toute la soirée.
Des objectifs à atteindre et des projets en cours, la tache ne s’annonce pas évidente mais l’envie d’y arriver est bien là.
Sinon, d’autres résolutions ont été prises et sont déjà mises à exécution.
Last night I tried but I couldn’t sleep
Thoughts of you were in my head
I was lonely and I needed you next to me
Life is harder since you left
I never meant to do you wrong
And now all is said and done
I hope you won’t be gone too long… no
Where do I go
What do I do
I can’t deny I still feel something
And girl I wish
You could say you feel the same… yeah
You’ve broken the bond
I gotta move on
But how do I end this lonely feeling
You’ve gone
I’m here
Alone
I guess it’s time to grow
Ce qui arrive notre histoire restera inachevée
Like you never knew I was there
Tu te bats non seulement je préfère m’en aller
Can we make love re-appear
Tes larmes ne vont plus rien changer
And now all is said and done
Il faudra nous reconstruire et apprendre à aimer
No
Where do I go
J’ai plus de mots
What do I do
J’ai plus le goût
I can’t deny I still feel something
De rester jusqu’au bout
And girl I wish
Et je sais que tu le sais
You feel the same
You’ve broken the bond
Si je tais
I gotta move on
Si je sais
But how do I end this lonely feeling
You’ve gone
Je pars
I’m here
Ailleurs
Alone
I guess it’s time to grow
Crying time is over
Gardons de nous le meilleur
Feelings if she won’t return then I guess I’ll be a man and move on
Time to grow
(And move on)
(Make life better than it was before)
I think I can make it
(And move on)
I’ll move on
(Make life better than I did before)
Ne me retiens pas je tais
Time to grow
Je t’aime bien plus que tu crois
Though you’ve gone
Je pars
Alone
I guess it’s time to grow
Après une aprèm assez banale, mêmes rituels, mêmes gestes et mêmes endroits, je rentre chez moi avec une grande envie de calme.
J’étais allonge sur mon canapé face à la télé, il n’y avait pas grand-chose à faire a part s’abrutir un peu face a cette boite à merveilles comme l’appelaient nos grands parents.
Soudain j’entends le son de son des gouttes de pluie qui s’abattent sur la porte-fenêtre, je baisse le son et comme par enchantement je sens un frisson qui m’envahit tous le corps.
J’éteins complètement le téléviseur, je tamise la lumière au maximum et je reste là à entendre ce chant ensorceleur, interrompu par moments par quelques coups de tonnerre au loin et quelques éclairs qui remplissent la chambre d’une lumière blanche.
Je n’avais aucune envie de bouger de là ou que tout ceci s’arrête, j’ai vue passer tout le film de ma vie, son bien et son moins bien mais je sentais une paix et une sérénité incroyables.
La pluie s’arrête, je me lève, je vais chercher dans mes CDs, je n’avais qu’une chanson en tête, je la mets et je retourne où j’étais et voila que la chanson tourne en boucle.
Tender falls the rain
As I speak your name
And what it means to me
Tender falls the tears
As I think of all the years
And all the joy we shared
Leaving me this way
There’s just no more words to say
Except I love you baby
I still love you baby
I guess I couldn’t see
Just what you mean to me
Until the rain began
Tender falls the light
As I hold our pillow tight
In place of you dear
Gently calms the pain
As I call out your name
He no longer hears
No longer hears
Leaving me this way
There’s just no more words to say
Except I’m sorry baby
I’m so so sorry baby
I guess I couldn’t see
Just what you mean to me
Until the rain began
Leaving me this way
There’s just no more words to say
Except I love you baby
I still love you baby
Deep inside I know
This love would grow and grow
Forever more
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