Le plagiat dans la pub en tunisie

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Le plagiat est devenu monnaie courante dans le secteur de la communication dans notre pays. Je n’ai jamais encouragé une telle pratique, mais je pense qu’elle prend une ampleur telle que les publicitaires ne font plus que ca.

Le plagiat dans la pub prend une tournure très grave, d’autant plus que les produits prennent une ampleur internationale, surtout avec la diffusion qui se fait dans les quatre coins de la planète et le jour où les ayants droit se manifesteront pour le dénoncer ou pour faire valoir leurs droits de propriété, le grand scandale éclatera.

Deux cas de plagiat flagrant ont accompagné deux produits qui ont fait sensation ces derniers temps et personne n’ose vraiment en parler, c’est pour cela que j’essaye d’en parler pour tenter, au moins, d’arrêter l’hémorragie, du moins, de tirer la sonnette d’alarme.

Le premier cas, c’est le fameux spot publicitaire de Boga Cidre, créé par l’agence Memac Ogilvy Label et tout le monde a vu le buzz créé autour depuis le lancement du spot il y a qulques mois déjà.

Voici le spot de Chio, marque suisse de chips. Un spot créé en 2005

Le deuxième, c’est le logo de Nessma TV, la fameuse chaine maghrébine créée par le groupe Karoui & Karoui, et qui ressemble étrangement au logo d’un constructeur informatique de renommée internationale.

Nessma TV logo
Ici le logo de notre Nessma TV Nationale
always_innovating_logo
Et ici le logo de l’intègrateur Always Innovationg

Mon oncle avait un chat qu’il appelait …

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Que faire lorsqu’on se sent tellement frustré et tellement incapable de faire changer les choses ? Que faire lorsqu’on n’a pas vraiment le choix ? Eh ben certaines personnes puisent dans le plus profond de leur inconscient pour pouvoir surmonter toute cette frustration, et la créativité, aussi banale soit-elle nous permet de nous sentir mieux, ou du moins, pouvoir trouver une certaine forme de compensation.

Feu mon oncle, qu’il repose en paix, avait trouve une parade à sa manière, un moyen de refouler toute sa haine et son dégout d’un système et d’un régime en faillite.

Un chat, un animal domestique docile et fidele à son maitre, pouvait permettre à mon oncle de dépasser et de refouler toute cette frustration. Comment cela aurait-il pu être possible, c’est tout simple, un simple nom et le tour est joué.

Il était tout malade et tout maigrichon quand mon oncle l’avait retrouvé dans la rue, il l’avait ramené à la maison et s’en était occupé pour en faire son compagnon et son psy.

Le chat servait parfois de ballon de football, de sac de frappe, de vide colère et de tête à claques, mais servait aussi de copain, de compagnon, de confident et de source de tendresse.

Mon oncle est mort, mais le chat est toujours là, certains diraient que le chat se sent beaucoup mieux, mais je vous garantit que non, depuis que son maitre nous a quitté, la petite bête a repris sa place et occupe sa chaise et on dirait qu’elle ne fait que le pleurer. Ceci dit, depuis qu’il a occupé la chaise in ne voulait plus la quitter que pour aller faire ses besoins, dans le jardin pas loin.

Bien que d’autres chats vinrent après lui, aucun d’entre eux ne pouvait hériter de la place privilégiée et de la position du premier qui était, jusqu’à la fin, le préféré de son maitre.

Mon oncle nous a quitté à l’âge de 74 ans et le chat avait hérité de la chaise. Qui sait quand est-ce qu’un autre animal viendra le remplacer.

seba3 السابع

Assabaa, السابع, sur son trône

PS1 – Les faites relatés dans cette note sont rééls et véridiques.

PS2 – En cherchant la définition du terme ‘refoulement’ dans le dictionnaire, voilà ce que j’ai trouvé : Refoulement – Lorsque la conscience ne peut accepter certaines pulsions, certains désirs, nous vivons un conflit entre le principe de plaisir et le principe de réalité, entre la satisfaction et l’interdit. Une stratégie de défense se met alors en place, qui fait passer ces “indésirables” dans l’inconscient, en les effaçant même de la mémoire. Ils sont cependant toujours actifs et deviennent les moteurs cachés d’actes ou de comportements, qui substitueront au plaisir interdit un dérivé acceptable. On voit dans ces refoulements, que la psychanalyse s’emploie à rendre conscients, les causes de névroses, d’inadaptations, de conduites faussées ou ratées.

Flash Back: Adieu Ramadan je ne t’aimais pas bien

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Pour un peu parodier le moribond du grand Jacques Brel, je me suis permis d’écrire ce petit pastiche.

pour ceux qui ne connaissent pas la chanson, je vous invite à la découvrir :

Adieu ramadan, je t’aimais bien
Adieu ramadan je t’aimais bien tu sais
On a chanté les mêmes briks,
On a chanté les mêmes chorbas,
On a chanté les mêmes gâteaux.
Adieu ramadan je vais manger,
C’est dur de jeûner tout le temps tu sais?
Mais je pars au café, la paix dans l’âme,
Vu que t’était aussi long que l’ennui
Je sais que tu prendras soin de mon âme

Je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, je veux qu’on s’amuse comme des fous.
Je veux qu’on rie, je veux qu’on chante, comme si que j’avais bu comme un trou.

Adieu ramadan, je ne t’aimais pas bien
Adieu ramadan, je ne t’aimais pas bien tu sais
Je m’en réjouis que tu partes aujourd’hui
Bien que je sais que tu nous reviendras
Et même aussi longtemps qu’on vivra
Adieu ramadan je vais me souler
C’est dur de tenir et résister tu sais
Mais je pars au bar, la joie dans l’âme
Vu que t’était sec comme du vin blanc.
Je sais que tu prendras soin de mon âme

Je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, je veux qu’on s’amuse comme des fous.
Je veux qu’on rie, je veux qu’on chante, comme si que j’avais bu comme un trou.

16 septembre 1982 – Près de 5000 Morts

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Vingt-sept ans déjà, entre le 16 septembre 1982 et le 16 septembre 2009 vingt-sept ans sont passés et la mémoire de ce massacre engendre la même peine et la même frustration.

Pour que ces martyrs ne soient pas oubliés et pour que ce crime ne reste pas impuni, chacun de nous doit absolument remémorer et commémorer cette date qui est restée marquée dans la mémoire d’un enfant qui revoit encore les images de ces tas de cadavres et ces corps déchiquetés et entassés.

Toutes ces images indélébiles du carnage de Sabra et Chatila me reviennent à l’esprit et un cri de rage et de haine restera à tout jamais retenu face a cette injustice.

Pour tous ceux qui s’en rappellent et tous ceux qui doivent s’en rappeler, voici un chef d’œuvre de Ness El Ghiwane, Sabra we Chatila

يا عالم فيك القتلة جائزة

ياعالم فيك الحقرة فائزة

ألمحو دموع الصبيان دايزة

فيك يتعلمو الحزانة

في الريوس اليتامة

بلا موس و بلا ماء

شلة كلاب يا عالم

يا عالم فيك القتلة جائزة

—-*****—-

الدنيا سكتت, الأعداء دارت ما بغات

الدنيا سكتت, صهيون دارت ما بغات

صبرة و شاتيلا, المجزرة الكبيرة

و أطفالك تذبحت, شيوخ و عيالات

Connerie, Sabotage et mauvaise foi

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L’art et la culture sont sensés être la nourriture de l’esprit et donner aux gens la possibilité d’échapper a une réalité violente. Supposées apporter aux gens un produit culturel varié, riche et qui puisse satisfaire tous les goûts, mais malheureusement plus intéressées pas la matière que par l’esprit de l’art, les maisons de productions tombent dans une guerre sans merci, quitte à se tomber entre eux.

Ces derniers temps, on a vraiment pu se réjouir en voyant une telle augmentation dans le nombre d’œuvres et d’évènements qui ont lieu dans nos espaces culturels, mais ce que j’ai pu remarquer dernièrement dans les coulisses, fait plus de la peine que de plaisir.

Pourquoi cherche-t-on à user de moyens détournés plutôt que d’une concurrence loyale basée sur la qualité du produit artistique pour attirer un public qui a, quelque part, perdu espoir en ce paysage culturel ?

Mister mim, un one man show de Ghazi Zaghbani et joué par Taoufik el Ayeb, est venu égayer les soirées ramadanesques et combler un vide théâtral laissé par les manifestations d’usage. Une campagne de communication de grande envergure avait accompagne la sortie de cet évènement en facilitant ainsi la réussite. Une réussite qui a certainement déplu à la concurrence, qui trouve le moyen d’user de pratiques détournées et déloyales pour en freiner l’élan.

L’affichage urbain fait par Alkaza’art avait été pris d’assaut par Yalil Prod, et les affiches de Mister mim avaient méchamment été couvertes par des affiches de la comédie musicale produite par ces derniers, alors que l’espace permettait aux affiches des deux évènements de coexister sur les murs de la capitale, surtout que les affiches d’autres évènements devenus obsolète n’avaient pas eu le même sort.

Il faudra plutôt en rire qu’en pleurer, surtout quand on entend les échos d’autres pressions et menaces qui avaient visé un jeune homme qui avait fait un montage vidéo montrant un sacre plagiat fait par Lotfi Abdelli à l’humoriste Gad El Maleh. Le jeune homme aurait cédé aux menaces et aurait supprime sa vidéo qui était publiée sur Facebook.

yalil

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