La diplomatie n’est pas donnée à tout le monde!!!

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Les bourdes du gouvernement en place se succèdent, se multiplient et s’accumulent, mais le plus grave dans tout ceci c’est que leur portée devient de plus en plus dramatique et leurs répercussions deviennent de plus en plus catastrophiques sur l’avenir des relations internationales de ce pays qui cherche à se blanchir la patte après plus de 23 ans de pseudo légitimité.

Dans les prochains jours (du 17 au 24 Mars 2012), certains membres du gouvernement tunisien effectueront une visite au Canada et le moins que l’on puisse dire c’est que cette visite est bizarre, contraire à toute tradition diplomatique et surtout très dangereuse pour la réputation de tout un pays.

Ministres et secrétaires d’état sans ordre de mission clair

La liste des représentants du gouvernement tunisien comprend notamment monsieur Moncef Ben Salem, ministre de l’enseignement supérieur ainsi que Monsieur Mohamed Abbou, Ministre chargé de la réforme administrative, d’autres cadres et secrétaires d’état feront partie de la mission en visite.

Dans l’absence d’une mission claire et d’un passage par les voies diplomatiques classiques, une telle visite est considérée comme une atteinte à la souveraineté d’un pays, surtout que les relations avec le canada souffrent encore des résidus de la crise relative aux élections de l’assemblée constituante lors de laquelle le Canada avait refusé catégoriquement que son territoire soit considéré comme une circonscription électorale.

Une ambassade parallèle?

Le gouvernement actuel aurait fait appel à un genre de mission diplomatique parallèle pour organiser sa tournée au canada, pour ce faire, les instances officielles tunisiennes ont opté pour les  services d’un certain Adel Guitouni afin d’établir un plan de visite et organiser toute une tournée qui s’étend de l’est jusqu’à l’extrême ouest du pays.

Il est également à noter que la mission diplomatique tunisienne n’a pas été avisée officiellement de cette visite et que le gouvernement fédéral canadien émet périodiquement des mémos pour  notifier aux ambassades qu’aucune visite ou rencontre officielle ne sera tolérée si elle n’est pas organisée par le circuit diplomatique habituel et si elle n’est pas régie par les règles et les protocoles d’usage.

Qui est ce Adel Guitouni? Un professeur universitaire à Victoria en Colombie Britannique, ayant enseigné 13 ans au Québec et spécialisé dans le domaine de la sécurité et la défense.

Le choix de la personne semble étrange, voire douteuse, surtout dans le contexte actuel.

 

Une visite officieuse de levée de fonds.

L’objectif premier de cette visite, selon le programme, serait de faire une tournée de rapprochement entre les deux pays et également pour effectuer une levée de fonds.  Si c’est pour le rapprochement, je ne pense pas que cela soit la bonne façon de le faire, surtout si on provoque une crise diplomatique en contournant les procédures d’usage.

A quoi serviraient ces fonds? Pour aider la Tunisie dans l’avancement de son processus démocratique?  Pour rétablir les bourses d’études pour les étudiants tunisiens au Canada, qui avaient été suspendues pour des raisons de restrictions budgétaires par ce même gouvernement?

De toutes manières, toute cette visite semble confuse et semble avoir des objectifs assez obscurs.

Une visite plus partisane, aux frais du contribuable.

Toujours selon le programme de la visite, tout porte à croire que cette visite ait une portée partisane : les personnes invitées, les contacts, les organisateurs ainsi que les coordinateurs sur place. Dans le contexte actuel, serait-ce une bonne idée de dilapider l’argent du contribuable tunisien qui peine à subvenir à ses besoins de base? Je ne pense pas! Et personne ne semble être d’accord.

Dans un monde parfait, le scénario aurait été :

Même dans ses moments les plus sombres, le point fort de la Tunisie avait été sa diplomatie et sa stratégie de coopération.

En temps normal, avant d’effectuer une telle visite, il y a des services de coopération et de relations bilatérales qui existent dans les deux ministères concernés, à savoir, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et technologique et le ministère des affaires étrangères. Ceux-ci  auraient organisé une mission de prospection qui sera suivie par une visite officielle, et qui sera couronnée par la signature d’accords entre les deux pays.

Pour ce qui est du Ministère de la réforme administrative, la procédure aurait impliqué l’ouverture d’une consultation internationale ou la demande d’envoi d’une mission de supervision  et d’encadrement visant à donner des solutions, et la mise en place de stratégies pour mener à bien le processus de la réforme.

Mais bon, je semble être très optimiste…

Entre temps, le pays souffre de ses problèmes et souffrira encore à cause des complications et du lègue désastreux  que lui aura laissé ce gouvernement amateur, incompétent et irresponsable.

إنتخب و قرر مصيرك لا يستعبدك غيرك

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برا إنتخب و قرر مصيرك لا يستعبدك غيرك

ستة أيام بالنسبة للي في تونس وثلاثة أيام بالنسبة للي فالخارج، هذا إلي تبقى بش التونسي ينجم يمارس حقو وواجبو الانتخابي لأول مرة في إنتخابات حرة نزيهة و شفافة.

أول مرة بش يكون التونسي عندو الفرصة بش يمشي ينتخب من غير ما يعرف شكون الرابح.

أول مرة التونسي ماشي ينتخب من غير ما يكون خايف لا تصيرلو مشاكل.

أول مرة التونسي بش يمشي ينتخب و هو عارف إلي صوتو بش يتسمع.

أول مرة التونسي بش ينتخب و ماهمش بش ينتخبوا في بلاصتو.

أول مرة التونسي بش يساهم فعليا في تغيير الأشياء.

أول مرة التونسي بش يذوق مطعم الحرية والديمقراطية.

و لكن زادة، 

أول مرة التونسي بش يكون مسؤول على اختياراتو.

أول مرة التونسي بش يحس بثقل الخلوة و ثقل عواقبها.

أول مرة التونسي التونسي بش يخمم في والديه وفي صغارو وفي شنوا بش يبنيلهم و يعطيهم.

أول مرة التونسي بش يحاول يرى روحو مساهم في مشروع بلادو

و أول مرة التونسي بش يبني فعليا ليه ولغيروا

 لازم زادة نعرفو إلي المشهد السياسي التونسي تبدل برشة في ضرف صغير والإختيار بش يكون صعيب لبرشة توانسة.

قداش من حزب وقداش من برنامج وقداش من توجه ايدولوجي

قداش من تأثير وقداش من عمل الواحد بش ياخو بعين الاعتبار

قداش من كذبة ومن مناورة ديماغوجية الواحد لازمو يشوف

قداش من مقياس الواحد بش يعتمد بش يوصل لراي

ما عاد ما مازال بش الواحد يختار و يقرر شكون بش يمثلو فالمجلس التأسيسي، بش الواحد ما يندمش و بش ما نعاودوش نطيحو فالأغلاط إلي عملناها قبل وننساو الدكتاتورية والقمع والإستبداد.

بش ما نتحولوش من الحرية إلى القمع والإخضاع بإسم السياسة

بش ما نتحولوش من المواطنة إلى القمع والإخضاع بإسم الدين.

بش ما نتحولوش من شعب قدوة للخرين إلى شعب ضحكة عند لخرين

بش ما نتحولوش من شعب مثقف وواعي إلى شعب متداعي

بش ما نتحولوش من شعب مدني إلى شعب مكي (و زكية)

بش ما نتحولوش من شعب قاري إلى شعب قارين عليه

بش ما نتحولوش من شعب غول إلى شعب نعجة

كلمة وحدة انجم نقولهالكم : برا إنتخب و قرر مصيرك لا يستعبدك غيرك   

Moi j’ai trouvé mon étoile, et toi?

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A quelques semaines de la campagne électorale, le paysage médiatique et les réseaux sociaux tunisiens se sont transformés en un insoutenable brouhaha, me rappelant parfois les souvenirs que j’ai des grands marchés de la capitale.
Dans tout ce vacarme, je semble être un des rares à avoir choisi mon chemin depuis un bon moment déjà. Les voix se vendent et s’achètent tous les jours, les gens virent de bord 3 fois par jour et les partis semblent puiser leurs arguments de vente dans un ancien livre de J’ha. Oui, c’est vraiment l’image que j’ai. Entre casse-croutes et parfums de contrefaçon, entre les 200 000 et les 500 000 emplois promis, entre le paradis et les 72 vierges et le paradis sur terre et le iPhone pour tous, le tunisien est face à une diarrhée laide et qui pue. On dirait que c’est dans une caverne d’Ali Baba que ces gens vont puiser les ressources pour réaliser tous ces objectifs. Rien de réaliste, rien de concret, que des promesses qu’un être humain normalement constitué ne pourra pas croire.

Pour mon compte, je ne suis pas du genre à déroger à mes convictions, tant sur le plan politiques que sur le plan social et économique, j’ai donc opté pour le parti qui représente le plus mon idéologie et mes idéaux.
Ce même parti a lancé une initiative pour une alliance qui continue à défendre ces mêmes principes et fondements.

Le Pôle Démocratique Moderniste n’est donc pas un parti, mais une alliance populaire qui regroupe des partis et des indépendants de tous les bords, ce qui peut garantir et protéger  l’indépendance des électeurs et des militants.

Le PDM présente également un projet constitutionnel, social, économique et sociétal des plus crédibles, avec des étapes bien claires et des objectifs réalistes.

Le volet le plus important qui me rassure c’est l’existence d’actes et d’engagements qui font que les droits universels se transforment en droits constitutionnels, je cite l’équité, la dignité, l’humanisme, l’égalité totale entre toutes les tranches de la société, la démocratie, le modernisme, la liberté d’expression et le droit d’association.

Dans sa forme actuelle, et contrairement aux autres mouvements politiques, le Pôle Démocratique Moderniste met un terme au sacro-saint culte de la personne et à l’idée du maitre et guide suprême. Il n’y a pas de président, il n’y a pas de patron, et toutes les décisions sont prises par une décision collégiale qui émane d’une représentation large de toutes les composantes de l’alliance.

Pour ce qui est des garanties, depuis son lancement au mois de mai dernier, le pôle a jusque là tenu toutes ses promesses. Il a promis la parité au niveau des listes électorales, et il est le seul parti à avoir tenu sa parole. C’est aussi un des seuls partis à avoir soumis des listes pour toutes les circonscriptions électorales, démontrant ainsi son sérieux et son engagements à représenter tout le peuple tunisien.

Pour vous faire une idée sur le projet constitutionnel et sur le programme socio-économique, n’hésitez pas à aller sur le site du pole ou rejoindre la page Facebook.

 

La Tunisie entre laïcité, sécularisme et islamisme

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blason armoirie tunisie

Depuis le départ du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, la scène politique tunisienne vit un chamboulement structurel et idéologique sans précédent. Toutes les orientations idéologiques et politiques ont pullulé dans un rythme effréné, et ce, des fois, à l’encontre du CPP (Code des Partis Politiques).

La question qui turlupine tout un chacun concernerait les garanties que l’état pourrait donner au peuple tunisien, tant lors du mandat temporaire du gouvernement de transition que pour la phase constitutive qui suivra les élections de l’assemblée constituante prévues pour le 24 juillet prochain.

Les appréhensions ne concernent pas uniquement l’aspect politique et législatif de la deuxième république tunisienne, mais principalement l’approche religieuse modérée et libérale et tous les acquis concrétisés depuis plus d’un demi-siècle tels que la sécularisation des institutions de l’état, la mise en place du CSP (Code du Statut Personnel) et surtout l’interdiction de la formation d’un parti politique sur une idéologie religieuse, sans pour autant occulter l’identité arabo-musulmane, garantie par la constitution Tunisienne en instaurant l’Islam comme religion d’état.

Comme l’esprit révolutionnaire avait imposé la suspension de la constitution et l’arrêt de l’effectivité des codes législatifs obsolètes, nous avons vécu l’apparition de trois partis à tendance religieuse, Ennahdha, Ettahrir et El wifak.

Dans le sillage, les voix se sont élevées de partout, on en a vu ceux qui se sont indignés et qui condamnent fermement ce flagrant retour en arrière et cette grande menace pour les libertés personnelles qui ont été le moteur principal de la révolution, mais, dans l’autre camp, il y avait ceux qui se sont félicités de cette nouvelle tendance qui vient animer la scène politique Tunisienne et garantir une liberté politique accrue.

Dans tout cela, il faudrait tout d’abord donner une définition pratique et précise sur tout ce qui est appellation et terminologie et dont l’incompréhension et l’amalgames risquent de créer d’autres conflits et provoquer d’autres divisions au sein d’une société tunisienne fragile et indécise.

Tout d’abord, quelles sont les trois alternatives qui s’offrent aux tunisiens pour l’avenir ? Un état totalement laïque, un état islamique ou alors un système séculier.

L’état Laïque :
La laïcité impose une neutralité religieuse absolue des lois, des institutions et des structures de l’état, et donc, l’écartement total de la mention religieuse de la constitution  ainsi qu’une séparation rigoureuse entre la gestion des affaires publiques et le domaine des activités à caractère privé.

L’état Islamique :
Une république ou un état islamique est un système où le droit musulman s’applique d’une manière subjective et totale. Non seulement  la pratique de l’islam comme religion d’État mais comme source législative et pouvoir exécutif. La république islamiste tend à appliquer totalement la charia comme constituions univoque et supérieure à toute autre loi humaine ou convention internationale.

L’état Séculier :
Pour ce qui est du système séculier, le principe de base garantit que la religion ne doit pas avoir, ni chercher à avoir, de pouvoir politique ou législatif, et ce, sans pour autant instaurer une séparation définitive entre l’état et la religion. L’état pourrait donc garder ses institutions religieuses, garantir le droit et la liberté au culte et continuer à financer et encadrer la pratique religieuse pour une ou la totalité des cultes pratiqués dans le pays.

Laïcité et sécularisme : l’impasse…
Les deux doctrines se rejoignent sur la garantie d’une liberté de culte sur le plan personnel et privé et l’émancipation de la religion se manifeste et est opérée selon une logique de sécularisation, moins conflictuelle que la logique de laïcisation, plutôt radicale et subjective.

Selon un petit sondage effectué auprès d’un échantillon plus ou moins représentatif de la population tunisienne, on trouve que la majorité opterait plus pour une logique de sécularisation et non de laïcisation de l’institution gouvernante. On pourrait donc penser à placer la religion sous la tutelle et le contrôle restrictif d’une constitution et n’appliquer la charia qu’en partie selon le contexte et uniquement pour une décision personnelle et privée tels que l’héritage, le mariage, les transactions financières etc. tout en garantissant une alternative légale et institutionnalisée.

Le parfait exemple serait d’opter pour un modèle britannique ou danois, ou l’état est lié à l’église en contribuant financièrement à son fonctionnement. Les hommes de l’église relèvent de la juridiction d’une institution de l’état, sont formés dans l’université publique et sont rémunérés comme fonctionnaires et officiers d’état civil. Parallèlement, les autres religions et confessions sont officiellement reconnues,  leur existence est garantie par la loi ou la constitution mais elles ne sont pas financées.

I Love Tunisia : Je suis tunisien, t’es terrien, alors viens!

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Suite à la révolution populaire et tous les changements qu’elle avait entrainés, les troubles sécuritaires et la perte de confiance, le pays se trouve dans l’obligation de trouver un moyen de redorer le blason du tourisme entant qu’acteur majeur de l’économie tunisienne. Dans le sillage, naquit la campagne ‘’I Love Tunisia’’ et qui vise à inciter les gens à venir en Tunisie et contribuer renaissance économique du pays et à promouvoir le tourisme militant.

Cette initiative se devait de fondre et aller de paire avec son contexte, donc outre la campagne lancée par le ministre intérimaire du Tourisme, Mehdi Houas, et du coup, tout un chacun se devait d’apporter sa contribution.

Le moteur principal de cette campagne n’est autre qu’Internet, et en particulier les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, qui avaient ont joué un rôle important et considérable tout au long de cette révolution et principalement comme outils de mobilisation populaire.

Alors que chacun, à sa manière, contribue à cette initiative.

Dans la foulée, je reprends un slam composé par mon ami Sami Baccouche et publié sur Facebook intitulé : Je suis tunisien, t’es terrien, alors viens!

Je suis tunisien,
T’es terrien,
Et pour toi avant le 14 janvier,
J’étais rien…

Je sais presque tout sur toi,
Tes pays, tes cultures, tes stars, tes musiciens,
Et sur moi, tu ne sais presque rien,
Alors viens !

Je connais, tes langues,
Je parle, arabe, français, anglais, espagnol, allemand, italien,
Si tu veux je t’apprends le tunisien,
Alors viens!

Je connais tes cuisines,
Le cassoulet, les sushis, la bruschetta, les tapas, le tandoori indien…
Je parie que tu ne connais pas le fameux Plat Tunisien,
Alors viens!

Je connais tes craintes,
L’insécurité, le terrorisme, les kidnappings, t’aurais peur pour les tiens,
De tout ça, en Tunisie il n’y a rien,
Alors viens!

Je connais tes attentes,
Le soleil, le calme, la fête, les découvertes, les surprises, fuir ton quotidien…
Ici, crois-moi, tu seras très bien,
Alors Viens!

Je suis tunisien,
T’es terrien,
Alors viens!

Source : Sami Baccouche

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