إنتخب و قرر مصيرك لا يستعبدك غيرك

arabe, Blogzone, Chroniques, liberté d'expression, Me, Myself & I, Photo, Politique, religion, Société, Tunisie 2 Comments »

برا إنتخب و قرر مصيرك لا يستعبدك غيرك

ستة أيام بالنسبة للي في تونس وثلاثة أيام بالنسبة للي فالخارج، هذا إلي تبقى بش التونسي ينجم يمارس حقو وواجبو الانتخابي لأول مرة في إنتخابات حرة نزيهة و شفافة.

أول مرة بش يكون التونسي عندو الفرصة بش يمشي ينتخب من غير ما يعرف شكون الرابح.

أول مرة التونسي ماشي ينتخب من غير ما يكون خايف لا تصيرلو مشاكل.

أول مرة التونسي بش يمشي ينتخب و هو عارف إلي صوتو بش يتسمع.

أول مرة التونسي بش ينتخب و ماهمش بش ينتخبوا في بلاصتو.

أول مرة التونسي بش يساهم فعليا في تغيير الأشياء.

أول مرة التونسي بش يذوق مطعم الحرية والديمقراطية.

و لكن زادة، 

أول مرة التونسي بش يكون مسؤول على اختياراتو.

أول مرة التونسي بش يحس بثقل الخلوة و ثقل عواقبها.

أول مرة التونسي التونسي بش يخمم في والديه وفي صغارو وفي شنوا بش يبنيلهم و يعطيهم.

أول مرة التونسي بش يحاول يرى روحو مساهم في مشروع بلادو

و أول مرة التونسي بش يبني فعليا ليه ولغيروا

 لازم زادة نعرفو إلي المشهد السياسي التونسي تبدل برشة في ضرف صغير والإختيار بش يكون صعيب لبرشة توانسة.

قداش من حزب وقداش من برنامج وقداش من توجه ايدولوجي

قداش من تأثير وقداش من عمل الواحد بش ياخو بعين الاعتبار

قداش من كذبة ومن مناورة ديماغوجية الواحد لازمو يشوف

قداش من مقياس الواحد بش يعتمد بش يوصل لراي

ما عاد ما مازال بش الواحد يختار و يقرر شكون بش يمثلو فالمجلس التأسيسي، بش الواحد ما يندمش و بش ما نعاودوش نطيحو فالأغلاط إلي عملناها قبل وننساو الدكتاتورية والقمع والإستبداد.

بش ما نتحولوش من الحرية إلى القمع والإخضاع بإسم السياسة

بش ما نتحولوش من المواطنة إلى القمع والإخضاع بإسم الدين.

بش ما نتحولوش من شعب قدوة للخرين إلى شعب ضحكة عند لخرين

بش ما نتحولوش من شعب مثقف وواعي إلى شعب متداعي

بش ما نتحولوش من شعب مدني إلى شعب مكي (و زكية)

بش ما نتحولوش من شعب قاري إلى شعب قارين عليه

بش ما نتحولوش من شعب غول إلى شعب نعجة

كلمة وحدة انجم نقولهالكم : برا إنتخب و قرر مصيرك لا يستعبدك غيرك   

Moi j’ai trouvé mon étoile, et toi?

Chroniques, droits de l'homme, economie, Finances, insider, liberté d'expression, Politique, religion, Société, Tunisie 3 Comments »

A quelques semaines de la campagne électorale, le paysage médiatique et les réseaux sociaux tunisiens se sont transformés en un insoutenable brouhaha, me rappelant parfois les souvenirs que j’ai des grands marchés de la capitale.
Dans tout ce vacarme, je semble être un des rares à avoir choisi mon chemin depuis un bon moment déjà. Les voix se vendent et s’achètent tous les jours, les gens virent de bord 3 fois par jour et les partis semblent puiser leurs arguments de vente dans un ancien livre de J’ha. Oui, c’est vraiment l’image que j’ai. Entre casse-croutes et parfums de contrefaçon, entre les 200 000 et les 500 000 emplois promis, entre le paradis et les 72 vierges et le paradis sur terre et le iPhone pour tous, le tunisien est face à une diarrhée laide et qui pue. On dirait que c’est dans une caverne d’Ali Baba que ces gens vont puiser les ressources pour réaliser tous ces objectifs. Rien de réaliste, rien de concret, que des promesses qu’un être humain normalement constitué ne pourra pas croire.

Pour mon compte, je ne suis pas du genre à déroger à mes convictions, tant sur le plan politiques que sur le plan social et économique, j’ai donc opté pour le parti qui représente le plus mon idéologie et mes idéaux.
Ce même parti a lancé une initiative pour une alliance qui continue à défendre ces mêmes principes et fondements.

Le Pôle Démocratique Moderniste n’est donc pas un parti, mais une alliance populaire qui regroupe des partis et des indépendants de tous les bords, ce qui peut garantir et protéger  l’indépendance des électeurs et des militants.

Le PDM présente également un projet constitutionnel, social, économique et sociétal des plus crédibles, avec des étapes bien claires et des objectifs réalistes.

Le volet le plus important qui me rassure c’est l’existence d’actes et d’engagements qui font que les droits universels se transforment en droits constitutionnels, je cite l’équité, la dignité, l’humanisme, l’égalité totale entre toutes les tranches de la société, la démocratie, le modernisme, la liberté d’expression et le droit d’association.

Dans sa forme actuelle, et contrairement aux autres mouvements politiques, le Pôle Démocratique Moderniste met un terme au sacro-saint culte de la personne et à l’idée du maitre et guide suprême. Il n’y a pas de président, il n’y a pas de patron, et toutes les décisions sont prises par une décision collégiale qui émane d’une représentation large de toutes les composantes de l’alliance.

Pour ce qui est des garanties, depuis son lancement au mois de mai dernier, le pôle a jusque là tenu toutes ses promesses. Il a promis la parité au niveau des listes électorales, et il est le seul parti à avoir tenu sa parole. C’est aussi un des seuls partis à avoir soumis des listes pour toutes les circonscriptions électorales, démontrant ainsi son sérieux et son engagements à représenter tout le peuple tunisien.

Pour vous faire une idée sur le projet constitutionnel et sur le programme socio-économique, n’hésitez pas à aller sur le site du pole ou rejoindre la page Facebook.

 

La Tunisie entre laïcité, sécularisme et islamisme

Chroniques, droits de l'homme, liberté d'expression, Me, Myself & I, Politique, religion, Société, Tunisie 3 Comments »

blason armoirie tunisie

Depuis le départ du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, la scène politique tunisienne vit un chamboulement structurel et idéologique sans précédent. Toutes les orientations idéologiques et politiques ont pullulé dans un rythme effréné, et ce, des fois, à l’encontre du CPP (Code des Partis Politiques).

La question qui turlupine tout un chacun concernerait les garanties que l’état pourrait donner au peuple tunisien, tant lors du mandat temporaire du gouvernement de transition que pour la phase constitutive qui suivra les élections de l’assemblée constituante prévues pour le 24 juillet prochain.

Les appréhensions ne concernent pas uniquement l’aspect politique et législatif de la deuxième république tunisienne, mais principalement l’approche religieuse modérée et libérale et tous les acquis concrétisés depuis plus d’un demi-siècle tels que la sécularisation des institutions de l’état, la mise en place du CSP (Code du Statut Personnel) et surtout l’interdiction de la formation d’un parti politique sur une idéologie religieuse, sans pour autant occulter l’identité arabo-musulmane, garantie par la constitution Tunisienne en instaurant l’Islam comme religion d’état.

Comme l’esprit révolutionnaire avait imposé la suspension de la constitution et l’arrêt de l’effectivité des codes législatifs obsolètes, nous avons vécu l’apparition de trois partis à tendance religieuse, Ennahdha, Ettahrir et El wifak.

Dans le sillage, les voix se sont élevées de partout, on en a vu ceux qui se sont indignés et qui condamnent fermement ce flagrant retour en arrière et cette grande menace pour les libertés personnelles qui ont été le moteur principal de la révolution, mais, dans l’autre camp, il y avait ceux qui se sont félicités de cette nouvelle tendance qui vient animer la scène politique Tunisienne et garantir une liberté politique accrue.

Dans tout cela, il faudrait tout d’abord donner une définition pratique et précise sur tout ce qui est appellation et terminologie et dont l’incompréhension et l’amalgames risquent de créer d’autres conflits et provoquer d’autres divisions au sein d’une société tunisienne fragile et indécise.

Tout d’abord, quelles sont les trois alternatives qui s’offrent aux tunisiens pour l’avenir ? Un état totalement laïque, un état islamique ou alors un système séculier.

L’état Laïque :
La laïcité impose une neutralité religieuse absolue des lois, des institutions et des structures de l’état, et donc, l’écartement total de la mention religieuse de la constitution  ainsi qu’une séparation rigoureuse entre la gestion des affaires publiques et le domaine des activités à caractère privé.

L’état Islamique :
Une république ou un état islamique est un système où le droit musulman s’applique d’une manière subjective et totale. Non seulement  la pratique de l’islam comme religion d’État mais comme source législative et pouvoir exécutif. La république islamiste tend à appliquer totalement la charia comme constituions univoque et supérieure à toute autre loi humaine ou convention internationale.

L’état Séculier :
Pour ce qui est du système séculier, le principe de base garantit que la religion ne doit pas avoir, ni chercher à avoir, de pouvoir politique ou législatif, et ce, sans pour autant instaurer une séparation définitive entre l’état et la religion. L’état pourrait donc garder ses institutions religieuses, garantir le droit et la liberté au culte et continuer à financer et encadrer la pratique religieuse pour une ou la totalité des cultes pratiqués dans le pays.

Laïcité et sécularisme : l’impasse…
Les deux doctrines se rejoignent sur la garantie d’une liberté de culte sur le plan personnel et privé et l’émancipation de la religion se manifeste et est opérée selon une logique de sécularisation, moins conflictuelle que la logique de laïcisation, plutôt radicale et subjective.

Selon un petit sondage effectué auprès d’un échantillon plus ou moins représentatif de la population tunisienne, on trouve que la majorité opterait plus pour une logique de sécularisation et non de laïcisation de l’institution gouvernante. On pourrait donc penser à placer la religion sous la tutelle et le contrôle restrictif d’une constitution et n’appliquer la charia qu’en partie selon le contexte et uniquement pour une décision personnelle et privée tels que l’héritage, le mariage, les transactions financières etc. tout en garantissant une alternative légale et institutionnalisée.

Le parfait exemple serait d’opter pour un modèle britannique ou danois, ou l’état est lié à l’église en contribuant financièrement à son fonctionnement. Les hommes de l’église relèvent de la juridiction d’une institution de l’état, sont formés dans l’université publique et sont rémunérés comme fonctionnaires et officiers d’état civil. Parallèlement, les autres religions et confessions sont officiellement reconnues,  leur existence est garantie par la loi ou la constitution mais elles ne sont pas financées.

Ce blog est censuré en Tunisie (en mode 404)

Blogzone, Coup de Gueule, droits de l'homme, Politique, religion, Société, Tunisie 6 Comments »

Suite à l’intervention de l’outil de censure, ce blog n’est désormais plus accessible pour les lecteurs en Tunisie.
Dans l’attente d’une intervention technique et d’un changement d’URL prochains, je dis non à la censure, non à la pensée unique, non au bâillonnement et aux atteintes aux plus basiques des droits de l’homme.
Ne touchez pas à ma pensée, ne touchez pas à ma liberté…

فالدمار عندك ما تختار

Fun, Photo, religion, Société, Voyage 10 Comments »

فالدمار عندك ما تختار – كاروات ولا مزخرف بالنوار

أعمل آش تحب أما لازم تغطي راسك كيف تخرج مالدار

dommar2

WP Theme & Icons by N.Design Studio
Entries RSS Comments RSS Connexion

Switch to our mobile site