Relay: Lettre ouverte à Boris Boillon, ambassadeur de France en Tunisie.

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Nicolas Sarkozy et Boris Boillon,  Le diable et son associé

Nicolas Sarkozy et Boris Boillon, Le diable et son associé

A son excellence, L’ambassadeur de France en Tunisie, Mr Boris Boillon,

Monsieur, si nous nous permettons de vous écrire ainsi aujourd’hui, c’est à la suite de votre première intervention à Tunis, intervention où vous vous êtes adressé au peuple tunisien par l’intermédiaire de ses journalistes.

Nous voudrions, par la présente, attirer votre attention sur certains points qui pour nous, peuple tunisien, sont essentiels, contrairement à ce que vous et vos maitres, semblez en droit de penser. Si vous souhaitiez que votre séjour en Tunisie soit entouré de sérénité et de bons rapports, non seulement avec les représentants du peuple mais avec tout le peuple tunisien, il apparait évident que vous n’avez pas eu beaucoup d’entendement.

Une journaliste vous a posé la question de savoir ce « que (vous pourriez) répondre aux préoccupations du peuple tunisien par rapport au comportement de la France durant la révolution ». Vous avez oublié votre fonction et avez répondu que cette question était un préjudice. Vous vous êtes même permis de traiter la question de « débile ».

Sachez, cher monsieur, que la France, que vous représentez ici, à Tunis, a beaucoup à faire pour faire oublier, d’une part, son soutien inconditionnel à son ami Ben Ali pendant toutes ces années, mais, surtout, la position politique inadmissible qu’elle a soutenu pendant que nos jeunes mourraient et se battaient pour la liberté, l’une des valeurs pourtant inscrite dans la devise de votre patrie, monsieur.

Ainsi nos préoccupations vous semblent déplacées ? Et bien, c’est que nous allons avoir un problème, cher monsieur. Car, voyez vous, Le peuple tunisien n’a jamais été un peuple imbécile, contrairement à ce que vous pourriez croire. Et si nous avons connu le malheur et la disgrâce de vivre sous un dictateur « ami » de la France, cela ne veut  pas dire que nous ne savons réfléchir, comprendre et surtout nous prononcer. Cela signifie « juste », qu’avec l’accord de votre Nation, l’on nous avait muselé et dépouillé d’une grande partie de nos droits, dont celui de s’exprimer. Mais ne prenez pas la conséquence pour la cause et sachez que nous vous voyons pour ce que vous êtes, très cher monsieur.

Votre attitude pleine de mépris et d’arrogance, vous donne l’outrecuidance de parler ainsi à une journaliste tunisienne qui exprimait la question principale qui occupe le peuple tunisien quant à l’avenir de ses relations avec la France, a choqué plus d’une personne. Si c’est ainsi que se comporte le représentant de l’État français en Tunisie, nous craignons le pire pour l’avenir de nos échanges, monsieur. Mais pouvions nous attendre autre chose de la part d’un représentant dont le gouvernement n’a toujours pas présenté d’excuses claires pour avoir offensé la dignité d’un peuple ni n’a été blâmé pour entretenir des relations d’affaires avec un tyran ?

Cher monsieur, votre jeunesse n’est qu’apparente, vos actes semblent venir d’un monde si ancien, si vieux. Pensiez vous réellement pouvoir vous comporter comme ces soldats ardents et insultants de la période colonialiste ? Il semblerait que vos maîtres n’ont toujours pas compris quelle est la période historique qui s’ouvre en ce moment en Tunisie. Mais il est certain que les piètres performances de notre ancien ministre des affaires étrangères doivent y être pour quelque chose. Allez donc expliquer, cher monsieur, que nous ne sommes pas au début d’un nouveau colonialisme, non, nous sommes à l’aube de grands changements, et cette attitude française sera sévèrement punie à chaque fois qu’elle aura le malheur de réapparaitre, comprenez le bien.

Sachez que la volonté du peuple, aujourd’hui, Monsieur l’Ambassadeur, est de vous dire, tout simplement, « dégage ». Vous avez réussi avec votre comportement dédaigneux à tirer le pire du peuple tunisien, connu pourtant pour son accueil légendaire et sa générosité. Vous avez, en moins d’une semaine, fait échouer votre mission. Vous pouvez partir maintenant. Et dommage pour cette belle carrière prometteuse que vous vous étiez préparée et imaginée, vous saurez certainement tirer une leçon diplomatique de ce passage éclair dans notre beau pays.

Tunis, Milan, Paris,  le 18/02/2011

Texte écrit par :
Wejdane Majeri
Afef Hagi
Shiran Ben Abderrazak

Flash Back : واه يا عبد النقود

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Note publiée en 2009 et toujours d’actualité.

applaudissements

واه يا عبد النقود, يا رابض على الحدود و تصفق على النظام

كيفك يا واد خسيس, و تموت على التلحيس و خشمك فالتراب

سيدك باش يفرح بيك و عرفك باش يرقيك و تاخو منصب هام

برى إشري بندير و أخطاك من الضمير, طربق عليه الباب

واه يا عبد النقود, بحضورك ديما تجود و ولادك جيعانين

نحسك عينك تسترجل ولهمتك تستعمل و تولي كيف العباد

أما خسارتك موش فهيم و ضايع و بهيم مستصين فالطحين

زعمة يجيك نهار و تفيق و تبطل التصفيق و تنفع البلاد

واه يا عبد النقود, تستاهل الجحود و البخس والسبان

ديما تشكر و تناشد و فالبيرو ديما راقد, شاوش ولا مدير

شوف شعبنا التعيس و غطرسة البوليس في بلد الأمان

هج البطال و القاري فالخارج راسو عالي و في بلادو حقير

واه يا عبد النقود وجهك ديما ممدود و تقول عهد جديد

محلاكم كيف زاهين بالبنفسج والنسرين وتصاور الزعيم

نقص ماللغة البايته وهاك الشعارات الفايتة و تكلم فالمفيد

و راهو موش بيديك, تونس ليا و ليك, الشعب ماهوش زكيم

En Tunisie, le silence s’achète 10 dinars…

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Oui, oui, tout ça se passe en Tunisie, ce pays n’aura pas fini de nous épater, tant par sa dignité et sa conscience que par sa créativité.

Cette créativité ne se résume pas uniquement aux moyens usés pour le bien de la communauté ou pour la construction d’une Tunisie qui est considérée comme modèle pour le reste du monde, mais concerne également sa créativité dans la destruction, la méchanceté et le mal.

Dernière prouesse destructive en date, c’est l’idée de génie mise en place par le comité de coordination de Bizerte, branche politique du RCD (Rassemblement Constitutionnel Démocratique), le parti qui avait représenté un outil et une institution de l’état depuis 1956, et visant à casser la révolution en ralentissant son élan.

Dix dinars, tels est le prix du silence, tel est le montant que ces énergumènes ont donné aux habitants de Bizerte contre un document écrit et signé et qui représenterait leur engagement à ne pas manifester et participer dans les marches.

Le RCD semble continuer à agir entant que branche de l’état, lié par le sang aux forces de l’ordre et à la branche exécutive du gouvernement. On aurait tous pensé que cette ère était révolue, mais voilà que ce document vient tout contredire.

Alors les hyènes, Votre argent pourra tout acheter, mais pas notre révolution et surtout pas notre dignité.

Relay: La Kasbah de Tunis le 28 janvier 2011, expérience personnelle du Dr Sami Ben Sassi.

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La Kasbah le 28/01/2011 – L’armée se retire et laisse sa place à la Brigade de l’Ordre Public (BOP)

La pire journée hier avec tous les braves bénévoles qui nous ont tous spontanément rejoints à la Kasbah, on a tous failli mourir sous les lacrymogènes et vécu des moments de vraie Guerre mais on va tous bien. L’essentiel est qu’on a sauvé la vie de centaines de personnes du massacre par les Bops à part les actions médicales pures. Merci aux Drs Kenza Mghaieth, Sami Belhareth, Bachar Ben Salah, Slim Ben Salah, Rym Horchani, aux jeunes médecins Wafa Bayouth, RANIA x, Skander Mzah et beaucoup d’autres que j’oublie… Merci aux quelques bénévoles du croissant rouge qui n’étaient pas nombreux pour des raisons que j’ignore, mais qui nous ont aussi beaucoup aidé. Merci à Mr le ministre Sami Zaoui qui était présent à coté, pour son aide morale, il a tout tenté- sans succès- pour nous aider à avoir une tente du croissant rouge sur place, et centraliser l’aide médicale d’urgence: la tente serait arrivée en début d’après midi dans les parages mais aurait été « bloquée » quelque part…

On était en pleine action dans le quartier médical de fortune qu’on avait préparé dés le lendemain de l’arrivée des gens de l’intérieur à la place du gouvernement quand une rumeur de retrait de l’armée et de l’arrivée imminente des Bop a tout à coup circulé! Un mouvement de panique a alors démarré puis une demi heure plus tard, des lacrymogènes ont étés tirés sur la place: Étouffement de toute la population sur place et de nous tous, toute l’équipe de bénévoles, chacun de nous s’est alors mis à courir pour se protéger dans tous les sens, en tirant derrière lui comme il peut, les sacs de poubelles remplis des médicaments récoltés avec les dons des anonymes de tout bords. Certains médecins étaient portés évanouis sur les épaules, moi même je traînais mon sac de médicaments par terre, en étouffant -j’ai un asthme allergique- je n’arrivais plus à ouvrir les yeux pour avancer, brûlé dans le visage et la gorge par les gaz, jusqu’à arriver à l’hôpital Aziza Othmena grâce à l’aide de quelqu’un qui m’a traîné par terre à l’intérieur semi conscient.

Après ces moments de panique, après nous être lavés et calmés, on est allé rassembler les populations réfugiées dans l’hôpital pour les cacher, car le portail des urgences maternité était entrain d’être forcés par une horde de Bop impressionnants d’agressivité, habillés à la « Matrix »… ils ont pu prendre avec eux deux personnes, mais pas les autres car tous cachés en haut en silence…Une heure après, on a pu aller négocier avec les militaires du coté du portail principal de l’hôpital, pour évacuer avec leur protection, toutes les personnes réfugiées, mais la police est intervenue et a foutu la zizanie par leur agressivité verbale et gestuelle, on a re-réussit grâce à tous de retrouver le calme dans une ambiance de tension très élevée: On a négocié grâce à la présence d’un avocat qui était alors arrivé de dehors d’emmener avec la protection de toutes les blouses blanches présentes, une partie des gens à « la maison de l’avocat » en face du palais de la justice pour qu’ils y passent la nuit, et de laisser accompagner une autre partie qui voulait partir immédiatement vers Bab Alioua où il y a les bus vers le sud du pays pour rentrer, sous protection des militaires. Notre action a réussit tant bien que mal, on les a accompagné en faisant une chaine protectrice main dans la main, et les avocats étaient nombreux pour les y accueillir.

Sur le chemin du retour vers la Kasbah, on a appris qu’il y avait des personnes matraquées par centaines à la station de Bab Alioua! Les cinq médecins bénévoles Seniors avons alors récupéré nos voitures à Bab Ménara et on est parti à Bab Alioua. On y a alors retrouvé les personnes qu’on avait laissé sous la protection des militaires devant l’hôpital: ils avaient été « protégés par les militaires jusqu’au bas de la Kasbah, puis lâchés tous seuls, ils avaient alors été pris en charge par les camions de Bop féroces, qui les ont massacré: Aucun mort, mais une vingtaine de fractures simples ou doubles ou triples à part les blessures profondes, les hématomes etc…Un samu est arrivé, a pris en charge quelques cas des plus urgents, mais dépassé, une seule unité malgré les appels de chacun de nous les médecins présents et le passage de l’info aux médias à disposition personnelle. La SNTRI a mis en place des bus gratuits pour plusieurs destinations et on a distribué tout l’argent récolté jusque là à une grande partie des gens, tous démunis, plusieurs centaines de dinars…Certains d’entre nous ont hébergés chez eux quelques personnes qui habitaient trop loin pour être acheminées immédiatement, surtout les plus jeunes.

J’ai essayé de faire ici une description complète des évènements vécues hier à la Kasbah.

Mais je vais enfin finir par une expérience encore plus grave que tout ça -vécue par un jeune bénévole, fils de l’un des médecins avec nous,participant à l’aide médicale sur place: après notre dispersion par les gaz, ce jeune homme Md BS de 19 ans? s’est caché -paralysé par la peur- sur place sous une couverture là où on avait rassemblé les médicaments à coté du ministère des finances sur la place. Une fois la place vide, il a vu une « stafette » noire avec écris dessus CHORTA = police en Arabe, 4 hommes en civil en sont descendus, ils sont montés là où on était, et ont commencé à fouiller la nourriture et les couvertures accumulée pèle mêle, puis ils ont sorti un sac et en ont sortit des petits paquets de papiers à rouler puis des sachets de drogues type cannabis, qu’ils ont dispersés dans ces amas d’affaires…puis ils ont crié en se tournant vers la place par le balcon: Où SONT LES JOURNALISTES QUI PROTÈGENT CES GENS? Où SONT LES JOURNALISTES? VENEZ VOIR CE QU’ILS FONTS! puis ils sont partis… Mon avis personnel, pour le moment, je peux me tromper…le gouvernement actuel d’union nationale est en grand danger! Beaucoup voudraient que ça ne marche pas car il servirait à ce qu’on avance vers une vraie construction, mettant en jeu les intérêts de beaucoup de personnes corrompues de l’ancien régime. Je répète ceci n’est que mon avis personnel ainsi que celui d’autres personnes autour de moi, j’espère qu’on ne se trompe pas…

Témoignage du Docteur Sami Ben Sassi
Photo : Hamideddine Bouali

Mise à Jour : Le témoignage du Dr Sami Ben Sassi sur Nessma TV

If you are a big tree, we are a small axe…

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Vingt-trois ans de sévices, d’abus et de répression. Vingt-trois ans amèrement supportés par un peuple qui ne se serait jamais senti obligé de se jeter dans le feu. Ce feu de l’oppression que lui inflige un régime mafieux et dénué de tout humanisme. Vingt-six ans se seront écoulés depuis la dernière  fois que ce peuple meurtri mais digne s’était soulevé contre ses dirigeants qu’il avait toujours considéré comme ses protecteurs. Toujours rassuré par un discours édulcoré, procrastinateur, menteur et dupant. Comme dirait le vieil adage: « Le procrastinateur peut se lever tôt, cela n’est pas pour autant qu’il va travailler tôt». Mais dans ce cas précis, la procrastinateur ne dormira point.

Le temps du silence est révolu, le tunisien avec sa voix et son poing pour seules armes est sorti de son silence et et a mis de coté ses peurs et ses appréhensions pour crier famine, pour réclamer son dû et ses droits.

Le pays vit un tournant historique, le tunisien a enfin tourné une page sombre et ténébreuse de son histoire souillée par la corruption, le racket, l’extorsion, le vol, la répression, le bâillonnement, la censure, l’abus et l’impunité.

Comme l’avait toujours véhiculé la dictature en place depuis 1987 et tel que mentionné dans le fameux discours libérateur prononcé par `Ben à Fui` le 7 Novembre 1987, «le peuple Tunisien  a atteint un niveau de responsabilité et de maturité lui permettant de définir son destin». Comme l’avait indiqué ce même discours, «il n’y a plus place à une présidence à vie». Mais, depuis ce temps, la constitution tunisienne avait plus ressemblé à un patchwork, découpée, recollée et rapiécée dans l’unique but de prolonger le règne illégitime du tyran et d’allonger le supplice des tunisiens, touchés dans leur dignité et leur fierté.

Les slogans scandés pendant ces cinq dernières semaines traduisent parfaitement le ressentiment de tout tunisien.

Aujourd’hui, le voile de la honte est tombé, le peuple ne se contente plus de vouloir une transition politique démocratique pour assurer une vie digne, mais demande que justice soit faite et que tous ceux qui avaient directement ou indirectement profité du système pour une enrichissement personnel soient poursuivis, il demande également à ce que tout ceux qui ont torturé, humilié ou failli aux lois internationales régissant les droits humains soient traduits en justice et qu’ils payent pour tous les crimes commis contre leurs compatriotes.

La révolution de la dignité, comme plusieurs ont voulu la baptiser, n’a pas l’air de se contenter du grand acquis du 14 janvier. Le gouvernement temporaire et de transition ne semble pas susciter l’unanimité auprès du peuple qui semble plus que jamais divisé. Les manifestations se suivent et se succèdent, on se sent de plus en plus perdu dans une liberté qu’on a tant chéri. On a vraiment l’impression de vouloir rattraper toutes ces années perdues.

Ben Ali est certes parti, mais la joie n’aura pas duré longtemps, les divisions avaient aussitôt commencé à apparaître au sein même des familles, des institutions, des syndicats et même au sein des partis politiques.

Outre l’appel à la dissolution du gouvernement et l’écartement des mauvaises graines, ainsi que la radiation des grands leaders connus pour leur sympathie et leur soutien au tyran, le grand mot d’ordre n’est autre que la dissolution du RCD, historiquement parti d’état, anciennement connu sous le nom du Parti Socialiste Démocratique et rebaptisé en Rassemblement Constitutionnel Démocratique par le dictateur déchu dans son élan dans l’effacement de l’histoire de tout un pays, essayant, de ce fait, de limiter l’histoire de tout un pays, à son unique règne.

Coulé dans les malversations, la corruption et le «profitantisme», du temps de Ben à Fui, le RCD avait été transformé en une institution de l’état, faisant de lui un moyen de pseudo-légitimité, un tamis de loyauté et un chemin inévitable pour tous ceux qui aspiraient à une carrière politique ou à un poste décisionnel. D’où, cette obstination populaire envers sa dissolution, l’unique alternative pour mettre cette machine hors d’état de nuire.

Mais ce qu’il faudra savoir et se mettre bien dans la tête, c’est que le RCD n’est pas uniquement un parti politique mais également un lobby et la dissolution de la carcasse ne signifiera jamais sa disparition. De l’agent d’accueil, jusqu’au ministre, l’obligation d’affiliation est obligatoire. Si on part sur cette base, il faudra donc limoger prés de trois millions de fonctionnaires et de cols bleus.

Selon moi, l’impératif actuel n’est autre que la reconstruction du pays, un pays dont 40% des actifs étaient détenus par la famille régnante et leurs proches.

Même si je ne suis pas d’accord avec ce gouvernement temporaire et de transition, je suis pertinemment convaincu que les porte-feuilles de souveraineté doivent être attribués à des gens intègres et n’ayant jamais appartenu à la machine du RCD. De toutes les façons, ce gouvernement  ne perdurera pas et devra se contenter d’assurer le bon fonctionnement des institutions et d’organiser les prochaines élections dans les meilleures conditions.

Pendant ce temps là, il est nécessaire de savoir que, constitutionnellement, les élections doivent avoir lieu dans les 45 jours suivant le départ du président, ce qui nous donne la date butoir du 1ér mars (éventuellement le dimanche 5 mars). Il est sûr que chaque retard mettrait ce gouvernement dans une situation d’illégalité, mais il est également important de savoir que ces troubles causés par les manifestations successives accordent une prorogation constitutionnelle à cette équipe.

Alors, cher peuple digne et libre, nous avons accordé 23 ans à la pire des crapules, nous pouvons quand même accorder 45 jours à ce gouvernement, qui malgré les lacunes, avait montré une certaine bonne foi dans sa gestion de la phase de transition.

Comme l’avait si bien dit Bob Marley : «If you are a big tree, we are a small axe, we’re ready to cut you down». alors si la dictature était un grand arbre, la petite hache que nous sommes, l’avions faite tomber. et ce n’est pas ce gouvernement qui nous en empêchera.

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