If you are a big tree, we are a small axe…

Chroniques, Coup de Gueule, droits de l'homme, economie, Finances, Général, liberté d'expression, Me, Myself & I, Message in a song, Politique, Tunisie 1 Comment »

Vingt-trois ans de sévices, d’abus et de répression. Vingt-trois ans amèrement supportés par un peuple qui ne se serait jamais senti obligé de se jeter dans le feu. Ce feu de l’oppression que lui inflige un régime mafieux et dénué de tout humanisme. Vingt-six ans se seront écoulés depuis la dernière  fois que ce peuple meurtri mais digne s’était soulevé contre ses dirigeants qu’il avait toujours considéré comme ses protecteurs. Toujours rassuré par un discours édulcoré, procrastinateur, menteur et dupant. Comme dirait le vieil adage: « Le procrastinateur peut se lever tôt, cela n’est pas pour autant qu’il va travailler tôt». Mais dans ce cas précis, la procrastinateur ne dormira point.

Le temps du silence est révolu, le tunisien avec sa voix et son poing pour seules armes est sorti de son silence et et a mis de coté ses peurs et ses appréhensions pour crier famine, pour réclamer son dû et ses droits.

Le pays vit un tournant historique, le tunisien a enfin tourné une page sombre et ténébreuse de son histoire souillée par la corruption, le racket, l’extorsion, le vol, la répression, le bâillonnement, la censure, l’abus et l’impunité.

Comme l’avait toujours véhiculé la dictature en place depuis 1987 et tel que mentionné dans le fameux discours libérateur prononcé par `Ben à Fui` le 7 Novembre 1987, «le peuple Tunisien  a atteint un niveau de responsabilité et de maturité lui permettant de définir son destin». Comme l’avait indiqué ce même discours, «il n’y a plus place à une présidence à vie». Mais, depuis ce temps, la constitution tunisienne avait plus ressemblé à un patchwork, découpée, recollée et rapiécée dans l’unique but de prolonger le règne illégitime du tyran et d’allonger le supplice des tunisiens, touchés dans leur dignité et leur fierté.

Les slogans scandés pendant ces cinq dernières semaines traduisent parfaitement le ressentiment de tout tunisien.

Aujourd’hui, le voile de la honte est tombé, le peuple ne se contente plus de vouloir une transition politique démocratique pour assurer une vie digne, mais demande que justice soit faite et que tous ceux qui avaient directement ou indirectement profité du système pour une enrichissement personnel soient poursuivis, il demande également à ce que tout ceux qui ont torturé, humilié ou failli aux lois internationales régissant les droits humains soient traduits en justice et qu’ils payent pour tous les crimes commis contre leurs compatriotes.

La révolution de la dignité, comme plusieurs ont voulu la baptiser, n’a pas l’air de se contenter du grand acquis du 14 janvier. Le gouvernement temporaire et de transition ne semble pas susciter l’unanimité auprès du peuple qui semble plus que jamais divisé. Les manifestations se suivent et se succèdent, on se sent de plus en plus perdu dans une liberté qu’on a tant chéri. On a vraiment l’impression de vouloir rattraper toutes ces années perdues.

Ben Ali est certes parti, mais la joie n’aura pas duré longtemps, les divisions avaient aussitôt commencé à apparaître au sein même des familles, des institutions, des syndicats et même au sein des partis politiques.

Outre l’appel à la dissolution du gouvernement et l’écartement des mauvaises graines, ainsi que la radiation des grands leaders connus pour leur sympathie et leur soutien au tyran, le grand mot d’ordre n’est autre que la dissolution du RCD, historiquement parti d’état, anciennement connu sous le nom du Parti Socialiste Démocratique et rebaptisé en Rassemblement Constitutionnel Démocratique par le dictateur déchu dans son élan dans l’effacement de l’histoire de tout un pays, essayant, de ce fait, de limiter l’histoire de tout un pays, à son unique règne.

Coulé dans les malversations, la corruption et le «profitantisme», du temps de Ben à Fui, le RCD avait été transformé en une institution de l’état, faisant de lui un moyen de pseudo-légitimité, un tamis de loyauté et un chemin inévitable pour tous ceux qui aspiraient à une carrière politique ou à un poste décisionnel. D’où, cette obstination populaire envers sa dissolution, l’unique alternative pour mettre cette machine hors d’état de nuire.

Mais ce qu’il faudra savoir et se mettre bien dans la tête, c’est que le RCD n’est pas uniquement un parti politique mais également un lobby et la dissolution de la carcasse ne signifiera jamais sa disparition. De l’agent d’accueil, jusqu’au ministre, l’obligation d’affiliation est obligatoire. Si on part sur cette base, il faudra donc limoger prés de trois millions de fonctionnaires et de cols bleus.

Selon moi, l’impératif actuel n’est autre que la reconstruction du pays, un pays dont 40% des actifs étaient détenus par la famille régnante et leurs proches.

Même si je ne suis pas d’accord avec ce gouvernement temporaire et de transition, je suis pertinemment convaincu que les porte-feuilles de souveraineté doivent être attribués à des gens intègres et n’ayant jamais appartenu à la machine du RCD. De toutes les façons, ce gouvernement  ne perdurera pas et devra se contenter d’assurer le bon fonctionnement des institutions et d’organiser les prochaines élections dans les meilleures conditions.

Pendant ce temps là, il est nécessaire de savoir que, constitutionnellement, les élections doivent avoir lieu dans les 45 jours suivant le départ du président, ce qui nous donne la date butoir du 1ér mars (éventuellement le dimanche 5 mars). Il est sûr que chaque retard mettrait ce gouvernement dans une situation d’illégalité, mais il est également important de savoir que ces troubles causés par les manifestations successives accordent une prorogation constitutionnelle à cette équipe.

Alors, cher peuple digne et libre, nous avons accordé 23 ans à la pire des crapules, nous pouvons quand même accorder 45 jours à ce gouvernement, qui malgré les lacunes, avait montré une certaine bonne foi dans sa gestion de la phase de transition.

Comme l’avait si bien dit Bob Marley : «If you are a big tree, we are a small axe, we’re ready to cut you down». alors si la dictature était un grand arbre, la petite hache que nous sommes, l’avions faite tomber. et ce n’est pas ce gouvernement qui nous en empêchera.

Voyagez à prix réduits, sans trop vous leurrer

Coup de Gueule, economie, Finances, Tunisie, Voyage 1 Comment »

A l’occasion de l’année de la jeuness, le Président Zine El Abidine Ben Ali a ordonné d’accorder des tarifs spéciaux aux jeunes de moins de trente ans sur les voyages maritimes et les vols aériens.

Merci ZABA, les jeunes de moins de 30 ans voyageront à moitié prix. Mais, le hic, dans un pays ou le billet d’avion le moins cher coute deux fois le smic, un dinar au plus bas de sa forme, des frais de visas hors de portée, le tout couronné par une taxe aéroportuaire de 60 Dinars, je me demande qui d’entre eux peut se le permettre.

Papa, je veux une BMW pour mon bac et une Rolex pour mon annif…

Le prix de l’essence revu à la baisse

economie, Finances, Politique, Société, Tunisie 8 Comments »

pompe-a-essence

Selon une information pas encore confirmée, le prix du carburant sera revu à la baisse à partir de demain.

Tout le monde se plaint que le prix de l’essence à la pompe soit resté au plus haut niveau malgré que le prix du baril n’arrête pas de chuter atteignant des niveaux records.

Le 06 Juillet dernier, lors de la dernière augmentation de prix des carburants, le litre de super sans plomb était passé de 1D250 à 1D320 alors que le prix du baril tournait autour des 120$, maintenant que le baril tourne autour des 38$, est ce qu’on reviendra à 1D250 ou est ce qu’on va aller encore plus bas?

Coup médiatique à la veille des élections de 2009 ou vrai souci de protection d’un pouvoir d’achat au plus bas de sa forme?

On attendra d’abord la confirmation de cette information.

Callmed, Un Centre d’Appel recrute

economie, Finances, Tunisie 2 Comments »

callmed-call-centerAprès Djerba, CALLMED lance son 2ème plateau à Tunis & recrute 30 téléprospecteurs confirmés à temps plein ou à temps partiel

Votre Profil :
Expérience exigée dans la prise de RDV
Bonne connaissance du Français (sinon s’abstenir)

CALLMED offre
Un salaire fixe + commissions sur ventes + primes sur objectifs
Un cadre de travail convivial
Des possibilités d’évolution rapide

Envoyez votre CV à recrut@callinmed.com

CALL MEDITERRANEE SERVICES
Tel: 24 34 20 24

callmed-call-center-plateau

Ils ont dit, je dis…

Boudourou, Chroniques, droits de l'homme, economie, Finances, liberté d'expression, Politique, Société, Tunisie 1 Comment »

la langue de bois

Ce n’est pas du tout évident de commencer l’année avec un grand tronc d’arbre.

En parcourant Le Temps de ce matin, certaines déclarations m’avaient plus, je voulais les commenter avec un minimum de sérieux.

Mohamed Bouchiha : «L’Etat doit s’engager franchement pour équilibrer des situations économiques et sociales à venir»

Stupeur : J’ai rien compris à ce que vous vouliez dire. Je pensais qu’on avait une économie élastique invulnérable et que nos douaniers sont tellement vigilants qu’ils étaient parvenus à arrêter la crise aux frontières. Sinon que fait le 2626? Au pays des droits et de l’ordre et de l’équité, on n’a pas de problèmes sociaux.

Mohamed Trabelsi, syndicaliste : «Recul alarmant de l’état social et de la démocratie dans le monde»

Stupeur : Encore une preuve que ce ne sont pas nous qui avançons, mais ce sont les autres qui reculent. Mais on s’alignera bientôt au reste du monde démocratique, il vaut que les autres fassent des efforts considérables pour nous rattraper.

Dr Khelil Ezzaouia : « En finir avec les passe-droits»

Stupeur : je pense qu’il faudra d’abord commencer par en finir avec les Dans passe-droits il y a ‘droits’, enfin une preuve qu’on en a, à moitié c’est vrai, mais on en a quand même, le droit de la fermer. Le rôle de l’état est de veiller à ne pas tolérer les passe-droits, c’est donc plus facile de supprimer les droits que les passes, surtout avec un peuple qui vit de foot et de sexe.

Hafidha Chekir : «Un quota de postes pour les femmes dans les structures représentatives parlementaires et locales»

Stupeur : Ben on applique déjà une politique de quota, 1%. Ce n’est pas assez? Femmes, éternelles insatisfaites. Ce n’est pas vraiment une question de quota mais plutôt de léchage intensif, de koffaphilie et d’opportunisme. La méritocratie, ca vous dit quelque chose? Au pays des bénis oui-oui, il faut passer maitresses dans l’art du t7in.

Bonne année 2009, je vous souhaite sérénité, liberté, paix et le moins de langue de bois possible.

WP Theme & Icons by N.Design Studio
Entries RSS Comments RSS Connexion

Switch to our mobile site